Financement

Crédits immobiliers : quelle situation au printemps 2026 ?

  • avril 2026
  • 17 heures
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Après une période de fortes tensions, le marché du crédit immobilier retrouve progressivement un certain équilibre en ce printemps 2026. Dans un contexte économique encore incertain, marqué par des tensions géopolitiques et une légère remontée des taux, les conditions de financement évoluent. Pour autant, les projets immobiliers restent pleinement d’actualité. Les banques continuent de prêter et les conditions restent globalement favorables, à condition de bien préparer son dossier et d’anticiper les nouvelles exigences du marché. Plus que jamais, la réussite d’un projet immobilier repose sur une bonne préparation.

Printemps 2026 : des conditions encore accessibles, mais plus exigeantes

Après plusieurs mois d’accalmie, le marché du crédit immobilier entre dans une nouvelle phase. Les taux, qui s’étaient stabilisés, repartent légèrement à la hausse, dans un environnement économique et financier toujours incertain. Une évolution mesurée, mais à prendre en compte. En avril, la hausse observée est d’environ +0,10 point en moyenne selon les établissements bancaires. Les taux se situent désormais autour de :
  • ,20 % à 3,30 % sur 15 ans
  • 3,35 % à 3,50 % sur 20 ans
  • 3,45 % à 3,55 % sur 25 ans

Cette évolution s’explique notamment par la remontée de l’OAT à 10 ans, qui a récemment approché les 3,8 %, ainsi que par une inflation toujours présente. Le contexte géopolitique contribue également à cette prudence des établissements bancaires.

Pour autant, le marché reste dynamique. Les banques continuent de chercher de nouveaux clients, dans un contexte de reprise progressive de l’activité. La concurrence entre établissements joue donc toujours en faveur des emprunteurs. Le crédit immobilier reste ainsi accessible, mais dans un cadre plus exigeant, qui nécessite davantage de rigueur et d’anticipation.

Un accès au crédit plus technique

Si les conditions restent globalement favorables, l’accès au financement demande aujourd’hui plus de précision. Plusieurs paramètres jouent un rôle déterminant dans l’acceptation des dossiers. Le taux d’usure, fixé à 5,19 % pour les prêts de 20 à 25 ans au deuxième trimestre 2026, constitue un point de vigilance important. Il correspond au taux maximum légal que les banques ne peuvent dépasser, tous frais compris. Son mode de calcul, basé sur les taux des mois précédents, peut créer un décalage avec la réalité du marché.

Ce décalage peut entraîner un phénomène bien connu : l’effet ciseau. Lorsque les taux remontent rapidement, les plafonds d’usure deviennent temporairement moins adaptés, ce qui peut limiter l’accès au crédit. Une situation déjà observée en 2022 et 2023. Dans ce contexte, l’assurance emprunteur prend une place encore plus importante. Intégrée dans le calcul du TAEG, elle peut faire basculer un dossier au-delà du seuil d’usure. Certains profils, notamment les seniors ou les emprunteurs présentant des risques de santé, doivent donc être particulièrement vigilants.

Un marché actif, mais à anticiper

Le marché du crédit immobilier reste actif, mais demeure sensible aux évolutions économiques. Son orientation dépendra notamment des taux d’emprunt d’État et des politiques monétaires à venir. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les emprunteurs ont intérêt à adopter une approche rigoureuse : préparer un dossier solide, optimiser chaque paramètre du financement et éviter d’attendre trop longtemps dans un contexte de remontée des taux.
© La Résidence Développement 2023
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